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Qu'est-ce que la résolution du contrat pour inexécution en droit néerlandais ?

Résolution du contrat pour inexécution en droit néerlandais

La résolution du contrat pour inexécution en droit néerlandais (ontbinding) est régie par l'article 6:265 du Code civil néerlandais : toute inexécution par une partie de l'une de ses obligations donne à l'autre partie le droit de résoudre le contrat en tout ou en partie, sauf si l'inexécution, compte tenu de sa nature particulière ou de sa faible importance, ne justifie pas la résolution. Le droit néerlandais n'exige pas une inexécution fondamentale, et l'inexécution n'a pas besoin d'être imputable : la résolution est également possible en cas de force majeure. La résolution s'opère généralement par une déclaration écrite, sans passer par le juge, et suppose que le débiteur soit en demeure lorsque l'exécution est encore possible.

La résolution pour inexécution en bref

  • Toute inexécution ouvre le droit à la résolution, sauf si elle est de faible importance ou d'une nature particulière (article 6:265, paragraphe 1).
  • La demeure d'abord : si l'exécution est encore possible, le droit ne naît qu'une fois le débiteur en demeure (article 6:265, paragraphe 2).
  • Par déclaration écrite, ou par décision de justice (article 6:267).
  • Pas d'effet rétroactif : les prestations déjà exécutées doivent faire l'objet de restitutions (articles 6:269 et 6:271).
  • La résolution partielle réduit proportionnellement les deux prestations (article 6:270).
  • Dommages et intérêts pour le préjudice causé par la résolution, si l'inexécution est imputable (article 6:277).
  • Prescription : cinq ans à compter de la connaissance de l'inexécution, vingt ans au plus (article 3:311).
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De quels recours dispose-t-on en droit néerlandais en cas d'inexécution du contrat ?

Le créancier peut demander l'exécution, réclamer des dommages et intérêts (en plus ou à la place de l'exécution), suspendre sa propre prestation, ou résoudre le contrat, éventuellement assorti de dommages et intérêts. La résolution est le recours qui met fin aux obligations du contrat pour l'avenir.

RecoursCe qu'il permetDisposition principale
ExécutionLe débiteur doit toujours exécuterRègle générale ; décision du juge si nécessaire
Suspension (exception d'inexécution)Le créancier suspend sa propre prestation jusqu'à ce que le débiteur exécuteArticle 6:262
Dommages et intérêtsRéparation du préjudice causé par une inexécution imputableArticle 6:74
RésolutionLibère les deux parties des obligations concernéesArticle 6:265
Résolution et dommages et intérêtsMet fin au contrat et répare le préjudice causé par la résolutionArticle 6:277

En cas d'exécution partielle ou défectueuse, la suspension n'est permise que dans la mesure où l'inexécution la justifie (article 6:262, paragraphe 2). Sur les dommages et intérêts : dommages et intérêts pour inexécution du contrat.

Quelle inexécution justifie la résolution en droit néerlandais ?

En principe, toute inexécution : article 6:265, paragraphe 1, du Code civil néerlandais. L'exception vise l'inexécution qui, compte tenu de sa nature particulière ou de sa faible importance, ne justifie pas la résolution avec ses conséquences.

La structure de l'article est importante : le droit de résoudre est la règle, et l'exception doit être invoquée par la partie qui n'a pas exécuté. Le créancier n'a pas à démontrer que l'inexécution est « fondamentale » ou « substantielle », comme c'est courant dans d'autres systèmes juridiques. La question de savoir si une inexécution est de faible importance dépend des circonstances de l'espèce.

L'inexécution n'a pas besoin d'être imputable au débiteur. La résolution est également possible lorsque le débiteur ne peut pas exécuter en raison d'un cas de force majeure ; l'imputabilité ne compte que pour la demande de dommages et intérêts.

Le débiteur doit-il d'abord être en demeure ?

Oui, dans la mesure où l'exécution est encore possible. Si l'exécution est définitivement ou temporairement impossible, le droit de résoudre naît immédiatement ; sinon, seulement une fois le débiteur en demeure (verzuim) : article 6:265, paragraphe 2.

La demeure suppose en général une mise en demeure écrite (ingebrekestelling) accordant un délai raisonnable pour exécuter. Elle survient sans mise en demeure dans les cas prévus à l'article 6:83, par exemple lorsqu'un délai de rigueur expire, ou lorsque le créancier doit déduire d'une déclaration du débiteur que celui-ci n'exécutera pas.

Comment un contrat est-il résolu en droit néerlandais ?

Par une déclaration écrite de la partie qui a le droit de résoudre, adressée à l'autre partie, sans qu'il soit nécessaire de passer par le juge (article 6:267, paragraphe 1). Un contrat conclu par voie électronique peut aussi être résolu par voie électronique. Le juge peut également prononcer la résolution à la demande du créancier (article 6:267, paragraphe 2).

La résolution extrajudiciaire est rapide, mais elle comporte un risque : si un juge constate ultérieurement que le droit de résoudre n'existait pas, la partie qui a résolu peut elle-même se trouver en situation d'inexécution. Le droit de résoudre hors du juge s'éteint lorsque l'action en résolution est prescrite (article 6:268) : cinq ans après que le créancier a eu connaissance de l'inexécution, et en tout cas vingt ans après l'inexécution (article 3:311). La résolution reste possible, même après ce délai, comme moyen de défense contre une action fondée sur le contrat.

Un contrat peut-il être résolu partiellement ?

Oui. La résolution partielle entraîne une réduction proportionnelle des prestations des deux parties, en quantité ou en qualité (article 6:270).

Elle permet à un acheteur qui n'a reçu qu'une partie des marchandises, ou des marchandises de qualité inférieure, de les conserver et de payer un prix réduit en conséquence, sans mettre fin à l'ensemble du contrat. C'est l'équivalent fonctionnel néerlandais d'une réduction du prix.

Quels sont les effets de la résolution ?

La résolution libère les parties des obligations qu'elle concerne, mais n'a pas d'effet rétroactif (articles 6:269 et 6:271). Les prestations déjà exécutées conservent leur fondement juridique, mais chaque partie doit restituer ce qu'elle a reçu.

  • Restitutions : chaque partie restitue ce qu'elle a reçu (article 6:271).
  • Valeur au lieu de la restitution : si la nature de la prestation exclut sa restitution, comme pour des services, sa valeur au moment de la réception est due à la place ; si la prestation était défectueuse, seulement la valeur qu'elle a réellement eue pour celui qui l'a reçue (article 6:272).
  • Devoir de diligence : dès le moment où une partie doit raisonnablement tenir compte d'une résolution, elle doit veiller à pouvoir restituer ce qu'elle a reçu (article 6:273).
  • Prescription : l'action en restitution se prescrit cinq ans après la résolution (article 3:311, paragraphe 2).

Le créancier peut-il aussi réclamer des dommages et intérêts ?

Oui. La partie dont l'inexécution a fondé la résolution doit réparer le préjudice que l'autre partie subit du fait que le contrat est résolu au lieu d'être exécuté de part et d'autre (article 6:277, paragraphe 1).

Si l'inexécution ne peut pas être imputée au débiteur, par exemple en cas de force majeure, des dommages et intérêts ne sont dus que dans les limites de l'article 6:78, qui vise les avantages que le débiteur a tirés de l'inexécution (article 6:277, paragraphe 2).

Quand la résolution n'est-elle pas possible ?

  • Inexécution mineure : lorsque l'inexécution, compte tenu de sa nature particulière ou de sa faible importance, ne justifie pas la résolution (article 6:265, paragraphe 1).
  • Pas encore de demeure : lorsque l'exécution est encore possible et que le débiteur n'est pas encore en demeure (article 6:265, paragraphe 2).
  • Demeure du créancier lui-même : aucune résolution ne peut être fondée sur une inexécution relative à une obligation pour laquelle le créancier est lui-même en demeure, par exemple faute de coopération (article 6:266).
  • Exclusion contractuelle : les parties peuvent limiter ou exclure le droit de résolution dans le contrat, sous réserve de la raison et de l'équité.

Une exclusion contractuelle est appréciée au regard des exigences de raison et d'équité ; un droit de résolution peut aussi être limité par celles-ci lorsque son exercice serait inacceptable.

En quoi cela diffère-t-il de la résolution en droit anglais ?

En droit anglais, la question de savoir si une inexécution permet de mettre fin au contrat dépend largement de la qualification de la clause : la violation d'une « condition » permet d'y mettre fin, la violation d'une « warranty » ne donne droit qu'à des dommages et intérêts. Le droit néerlandais ne qualifie pas les clauses de cette manière ; selon l'article 6:265, toute inexécution permet la résolution, sauf si elle est de faible importance.

Pour les contrats soumis au droit néerlandais qui reprennent une rédaction de droit anglais, comme « time is of the essence » ou des qualifications telles que « condition », « warranty » et « indemnity », le juge interprète la clause selon les critères néerlandais. Les parties qui veulent qu'une inexécution déterminée justifie la résolution, ou non, doivent le prévoir expressément. Sur les garanties et indemnités en droit néerlandais, voir garanties et indemnités.

Résoudre un contrat : que faut-il vérifier ?

  1. Y a-t-il une inexécution, et est-elle plus que mineure ?
  2. L'exécution est-elle encore possible ? Mettez alors d'abord l'autre partie en demeure, avec un délai raisonnable, sauf si la demeure survient automatiquement.
  3. Êtes-vous vous-même en demeure, par exemple faute de coopération ?
  4. Le contrat limite-t-il ou exclut-il la résolution, ou prévoit-il une procédure ?
  5. Résolvez par écrit, clairement, en vous adressant à l'autre partie ; précisez s'il s'agit d'une résolution totale ou partielle.
  6. Préparez les restitutions : que faut-il restituer, et quelle valeur s'applique si la restitution est impossible ?
  7. Réclamez des dommages et intérêts au titre de l'article 6:277 si l'inexécution est imputable, et tenez compte du délai de prescription de cinq ans.

Quelles sont les principales sources juridiques ?


Questions fréquentes

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